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ClimatisationParis 1875018

Pose de climatisation

Installer une climatisation dans le 18e arrondissement : commencer par l’exposition des pièces

Deux appartements du même palier, même surface, même isolation : l’un devient difficile à occuper vers le milieu de l’après-midi, l’autre tient jusqu’au soir sans que personne n’y pense. Aucune fiche technique de fabricant n’explique cet écart. Il tient à l’orientation des ouvertures, à la part de paroi qui est vitrée plutôt que maçonnée, et à ce qui arrête — ou n’arrête pas — le rayonnement avant qu’il n’atteigne la vitre. C’est le premier relevé que nous faisons, et il précède toute discussion de matériel.

Notre façon de travailler tient en une phrase : avant de fabriquer du froid, on regarde par où la chaleur entre. Une visite conduite au moment où la pièce est réellement pénible apprend davantage qu’une heure passée sur un tableur. Nous notons l’exposition de chaque volume concerné, la géométrie de ses ouvertures, ce qui les abrite déjà, puis nous déterminons ce qu’un appareil devra encore reprendre une fois ces apports réduits. Le matériel se choisit ensuite, et il se choisit souvent plus petit que prévu.

Ce n’est pas une température moyenne qui rend une pièce pénible, c’est une heure

Quand on nous décrit un problème de chaleur, la phrase qui revient n’est presque jamais « il fait trop chaud chez moi ». C’est « à partir de seize heures, la chambre devient invivable », ou « le séjour ne redescend qu’après minuit ». Cette précision-là est la donnée utile. Une moyenne lisse exactement ce qui gêne : le moment où l’apport solaire s’ajoute à tout le reste, et la durée pendant laquelle il se prolonge une fois le soleil parti, parce que les parois intérieures restituent lentement ce qu’elles ont emmagasiné.

Nous construisons donc le projet autour de cet horaire plutôt qu’autour d’un chiffre abstrait. Une pièce ouverte vers l’est se charge en matinée et se calme d’elle-même ; un appareil y sert peu d’heures par jour et n’a pas besoin d’être imposant. Une pièce ouverte vers l’ouest ne pose aucun problème à midi puis devient difficile en fin de journée, au moment précis où l’on souhaite s’y tenir. Un volume ouvert plein sud se charge longuement, de manière plus régulière, avec un maximum moins violent mais plus étalé. Trois comportements, trois façons de dimensionner et de régler.

Sud, ouest, est, nord : quatre situations qui n’appellent pas la même réponse

Le sud reçoit un rayonnement long mais relativement haut dans le ciel : un simple débord, un balcon situé au-dessus ou une casquette suffisent souvent à en intercepter une bonne part au cœur de l’été, ce qui rend les protections fixes efficaces de ce côté-là. L’ouest est plus dur à traiter : le rayonnement de fin de journée arrive bas et frappe la vitre de plein fouet, un débord n’y peut rien, et il s’ajoute à une masse de matériaux déjà réchauffée depuis des heures. C’est presque toujours la façade qui pose le plus de difficultés, et celle que l’on sous-estime quand on juge un logement en le visitant le matin.

L’est charge tôt, fort et brièvement ; il rend une chambre difficile à occuper au réveil plutôt qu’au coucher, ce qui change le réglage bien plus que la puissance. Le nord ne reçoit pas de rayonnement direct : une pièce de ce côté ne surchauffe presque jamais par le soleil, mais elle reste fraîche toute l’année, y compris quand on souhaiterait le contraire, et elle relève alors davantage du chauffage que du rafraîchissement. Un même logement peut contenir ces quatre cas, et c’est très fréquent : nous les traitons séparément.

Ce que nous relevons dans chaque pièce

Le relevé est court mais il ne se devine pas depuis un plan. Nous passons dans chaque volume à traiter et nous notons quelques éléments simples, dont la combinaison suffit à établir un besoin honnête pièce par pièce.

  • L’orientation exacte de chaque ouverture, relevée à la boussole et non d’après le souvenir des occupants, qui se trompe souvent d’un quart de tour
  • La surface vitrée réelle et sa hauteur : une baie toute hauteur et une fenêtre ordinaire n’introduisent pas la même énergie, même dans une pièce identique
  • Ce qui abrite déjà l’ouverture : volet, persienne, store, débord, balcon du niveau supérieur, retour de construction, arbre — et à quelles heures cet abri joue réellement
  • L’usage et l’horaire d’occupation du volume, car une chambre pénible à minuit et un bureau pénible à quinze heures ne se règlent pas de la même façon

Retirer la chaleur avant la vitre plutôt que la reprendre après

C’est le point sur lequel nous insistons le plus, quitte à réduire l’installation que nous aurions à poser. Une fois que le rayonnement a traversé le vitrage, il est dans la pièce, et il faudra dépenser de l’électricité tout l’été pour l’en ressortir. Intercepté avant la vitre, il ne coûte rien. Toutes les protections ne se valent donc pas, et l’ordre suivant n’est pas une question de goût mais de physique.

  • Une protection extérieure — store, volet, persienne, brise-soleil — arrête le rayonnement avant le vitrage : c’est de loin la solution la plus efficace, et elle allège durablement la charge à traiter
  • Un débord, un balcon ou une casquette au-dessus de l’ouverture jouent bien au sud, beaucoup moins à l’ouest où le rayonnement arrive trop bas pour être intercepté par le haut
  • Un film solaire posé sur le vitrage se situe en retrait d’une protection extérieure, mais il ne modifie pas l’aspect vu du dehors, ce qui lève souvent l’obstacle principal
  • Un rideau ou un store intérieur laisse l’énergie entrer puis la restitue dans la pièce : il apporte du confort visuel, pas un gain thermique comparable
  • Une occultation tenue fermée pendant les seules heures de charge, puis rouverte, donne davantage qu’une protection permanente que personne ne supporte au quotidien
  • Toute protection qui touche à l’aspect extérieur du bâtiment relève de l’immeuble et parfois d’une démarche en mairie : mieux vaut le savoir avant de la commander

L’unité extérieure aussi reçoit le soleil

On dimensionne beaucoup l’intérieur et on réfléchit peu à l’endroit où le groupe atterrit. C’est pourtant lui qui doit évacuer dehors toute la chaleur retirée dedans, et sa capacité à le faire dépend directement de la température de l’air qui l’entoure. Installé en plein rayonnement de l’après-midi, posé sur un support sombre qui accumule lui aussi, il se retrouve à fournir son effort maximal dans les conditions qui lui sont les plus défavorables. Le résultat se constate au compteur et se termine parfois par une mise en sécurité au plus mauvais moment.

Nous cherchons donc une assise qui reste à l’ombre aux heures de pointe, correctement ventilée, avec les dégagements prévus par le fabricant autour de l’appareil, et sans configuration où la machine réaspire l’air chaud qu’elle vient de rejeter. Cela demande parfois une liaison un peu plus longue jusqu’aux pièces, ce qui est un moindre mal. Un emplacement bien choisi vaut mieux qu’un modèle plus puissant mal posé : nous préférons argumenter ce point pendant la visite plutôt que de le découvrir ensemble au premier épisode chaud.

Ce que l’immeuble et la mairie ont à dire

Dès que l’aspect extérieur du bâtiment se trouve modifié — un appareil visible, une grille, un percement traversant, un store ajouté sur une ouverture —, deux démarches se présentent en général. D’une part l’accord de la copropriété, qui se décide en assemblée générale, ce qui aligne le calendrier du chantier sur celui des réunions ; nous fournissons alors la description de ce qui serait posé, son encombrement et son emplacement, pour que la demande soit examinée sur des éléments concrets. D’autre part une déclaration préalable en mairie, dont le principe s’applique aux modifications de l’aspect extérieur, avec des règles qui peuvent varier selon le secteur et selon le bâtiment. Nous ne répondons pas à la place de l’administration : la mairie reste la seule interlocutrice pour votre adresse, et nous vous invitons à l’interroger plutôt qu’à vous fier à ce qu’un voisin a obtenu.

Une question sur pose de climatisation ?

On passe voir, on chiffre par écrit, et vous décidez ensuite.

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Pose de climatisation : ce que l’on nous demande avant de venir

Vous dimensionnez vraiment pièce par pièce, même dans un petit logement ?

Oui, parce que l’écart entre deux pièces d’un même appartement est souvent plus grand que l’écart entre deux appartements. Une chambre ouverte vers le soleil de fin de journée et un séjour qui donne du côté opposé ne réclament pas le même effort, même avec des surfaces proches. Un groupe unique peut alimenter plusieurs unités intérieures, chacune calibrée pour le volume qu’elle dessert : c’est la répartition qui compte, pas le nombre de machines. Un appareil trop puissant pour sa pièce démarre, atteint la consigne trop vite, s’arrête, redémarre, et on lui reproche à la fois le bruit et l’inconfort.

Je peux poser un store extérieur : cela réduit-il le matériel nécessaire ?

Très souvent, oui, et nous le disons même quand cela réduit notre part du travail. Une protection placée du bon côté du vitrage intercepte le rayonnement avant qu’il n’entre, ce qui retire une partie de la charge que l’appareil aurait dû reprendre pendant tout l’été. Nous procédons dans l’ordre : nous estimons d’abord ce que la protection retire, puis nous dimensionnons sur ce qui reste. Il arrive que le besoin descende d’un cran de puissance, parfois qu’une seule unité suffise là où deux étaient envisagées. Cela suppose en revanche de vérifier ce que l’immeuble autorise sur les ouvertures.

Ma pièce est en angle, avec des fenêtres sur deux côtés : est-ce plus compliqué ?

C’est un cas particulier et il mérite d’être traité comme tel. Deux façades exposées signifient deux périodes de charge dans la même journée, décalées dans le temps : le volume commence à monter tôt par un côté, ne redescend pas entre les deux, puis reprend par l’autre en fin de journée. La conséquence pratique n’est pas seulement une puissance plus élevée, c’est une durée de fonctionnement bien plus longue. Nous regardons aussi la position de l’unité intérieure, car dans une pièce d’angle il existe presque toujours une paroi qui chauffe nettement plus que les autres, et il vaut mieux ne pas souffler vers elle.

Faut-il traiter toutes les pièces en même temps ?

Non, et l’exposition fournit justement un ordre de priorité clair. On commence par celle qui devient difficile le plus tôt dans la journée ou qui le reste le plus longtemps le soir, ce qui n’est presque jamais la plus grande. Ce qu’il faut décider dès le départ, en revanche, c’est le groupe extérieur : sa puissance et son emplacement conditionnent tout ce qui pourra être ajouté plus tard. Nous vous demandons donc la liste des pièces que vous envisagez un jour de traiter, sans qu’elle vous engage, pour que le matériel proposé aujourd’hui ne ferme pas la porte demain.

L’appareil posé sera-t-il soumis à un entretien obligatoire ?

Cela se lit sur la plaque signalétique, à deux endroits : la puissance nominale et la charge en fluide frigorigène. Dans la tranche de 4 à 70 kW de puissance nominale, une pompe à chaleur — réversible ou non — doit être entretenue par un professionnel selon une périodicité d’au moins deux ans. Le second seuil, celui du fluide, déclenche des contrôles d’étanchéité dont la fréquence suit la quantité en circulation. Nous précisons les deux dès la remise du devis, et nous tenons compte de cette échéance en choisissant l’emplacement du groupe, pour qu’il reste atteignable dans plusieurs années.

Pose de climatisation : les quatre quartiers du 18e de notre zone

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Pose de climatisation : dites-nous à quelle heure la gêne commence

Quelques lignes suffisent : nous vous rappelons pour préciser le besoin et convenir d’un passage sur place.

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40 Rue Damrémont, 75018 Paris
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